La finition facile et rapide avec la station de peinture Earlex HV5500

Pour ce premier billet, nous allons jaser finition un brin.  Je suis présentement à apporter la touche finale à un meuble destiné à mon salon.  C’est quand même un gros morceau composé de 4 modules.  La finition d’une telle pièce, ou plutôt de telles pièces, peut vite devenir un casse-tête et une tâche qui peut sembler sans fin.  Le fini appliqué à la main sur la première face d’un module aura pratiquement le temps de sécher au complet avant d’avoir terminé l’application sur toutes les faces du même module.  En fait, c’était comment je voyais les choses avant.  Il y a 3 ans, j’ai découvert un vrai petit bijou via un membre du forum sur le site web La Mortaise (www.lamortaise.com).

HV5500Permettez-moi de vous présenter mon compagnon indéfectible pour la finition : le système de pulvérisation HV5500 de Earlex (http://www.elitetools.ca/fr/produit/station-de-peinture-earlex-hvlp-hv5500).  Avec ce petit bijou, j’ai pu réaliser en aussi peu que 15 minutes l’application d’une couche de finition sur chacun de mes modules.  Auparavant, il m’aurait fallu au moins une bonne heure par module.

C’est bien beau la vitesse, mais comment fonctionne cette petite merveille au juste?  Le système se compose de 2 composantes principales : la turbine et le pistolet.  Les 2 sont réunis par un tuyau qui achemine l’air produit par la turbine vers le pistolet.  En gros, ça ressemble beaucoup à ce que les peintres en carrosserie automobile utilisent, mais en plus simple et plus compact.  Le système est ce que l’on appelle un HVLP.  C’est l’acronyme pour « High Volume Low Pressure ».  La turbine produit un grand volume d’air qui est poussé à basse pression (environ 10 livres par pouce carré).  L’avantage de cette basse pression, c’est qu’il y a très peu d’effet de brouillard lorsque l’on vaporise notre pièce.  En fait, il y en a tellement peu que l’on n’a pas besoin d’une chambre à peinture avec ventilation et tout le tralala, pour autant que l’on utilise les produits adéquats.

Pour ma part, je travaille dans mon atelier au sous-sol avec des produits à base d’eau, donc sans risque pour la santé, l’environnement ou d’explosion.  Je prends simplement la précaution d’installer des toiles suspendues au plafond de manière à former une sorte de boîte autour de la pièce à finir.  Ainsi, le peu de brouillard qu’il pourrait y avoir se retrouve sur les toiles, et non sur mes outils.  Mais revenons au fonctionnement de l’appareil…  La turbine pousse l’air via le tuyau jusqu’au pistolet.  Rendu au pistolet, l’air emprunte certaines canalisations intégrées au pistolet de manière à créer une pression dans le godet situé sous le pistolet, ce qui propulse le produit de finition vers la buse à l’avant du pistolet, et de là vers la pièce à finir.  Bon, ça c’est la théorie à la base du système.  Mais quels sont les avantages à utiliser ce système?

Il y en a plusieurs et je vais tenter de vous en énumérer quelques-uns :

  • Comme je l’ai dit précédemment, la vitesse d’exécution est incontestable.  On couvre une grande surface en très peu de temps.
  • Une surface exempte de marques d’applications. Ne cherchez pas les coups de pinceau sur le vernis ou les traces de chevauchement dans la teinture, il n’y en a pas!
  • Le temps réduit de séchage entre les couches de fini. Un exemple : quand j’ai appliqué le vernis sur mon établi (3 couches), le fabricant du vernis disait d’attendre environ 3 heures, le temps que le vernis soit sec au toucher.  Et bien avec l’application au HVLP, le vernis était sec au toucher en moins d’une heure.  Les couches de fini peuvent donc se succéder à un rythme plus rapide, ce qui réduit le temps total nécessaire.
  • L’accès à un plus large éventail de produits. Des produits, comme certaines laques, sont spécifiquement conçus pour être vaporisés et ne peuvent être appliqués au pinceau ou au chiffon.

Par contre, toute médaille a son revers.  Il y a donc certains petits inconvénients que voici :

  • Le coût.  Il faut bien acheter l’appareil au départ et certains accessoires comme des buses de différentes tailles, un ensemble de nettoyage, certains produits de finition que l’on n’utiliserait pas sinon, etc.
  • Le nettoyage du fusil une fois l’application terminée. Ce n’est pas beaucoup plus long que nettoyer un pinceau, mais ça demande un peu plus d’attention étant donné le plus grand nombre de pièces impliquées.
  • Le faible brouillard produit durant la vaporisation. Il sera variable en fonction de la ventilation de l’endroit de travail, le produit utilisé, le débit d’air employé, etc.

Là où le HVLP demandera une certaine période d’adaptation, c’est au niveau de la méthode de travail.  Il faut apprendre à maîtriser l’outil en soi (le fusil), les distances entre le fusil et la pièce à vaporiser, le déplacement de notre bras et du fusil par rapport à la pièce, l’ajustement du débit d’air, le choix de la buse, la viscosité du produit.  Il existe certains excellents livres en anglais concernant la finition vaporisée.  Mon ouvrage de référence est le livre de Jeff Jewitt intitulé « Spray finishing made easy ».  Il couvre la plupart des aspects que je viens de mentionner ci-dessus, le tout dans un format très accessible et bien expliqué.

Je vais tenter de faire un bref survol de ces aspects.  Lors de la vaporisation, il faut garder une distance variant entre le fusil et la pièce de 6 à 12 pouces.  Trop loin, le fini sera presque sec au moment de se déposer sur la pièce.  Trop proche, la couche ne sera pas uniforme et mettra du temps à sécher.  Le pistolet doit se déplacer parallèlement à la pièce avec notre bras ayant le coude bloqué en position.  Si notre bras décrit un arc de cercle, la distance entre la pièce et le pistolet variera et entraînera les effets mentionnés plus tôt.  Le débit d’air influence la quantité de fini vaporisé.  Plus le débit est grand, plus large sera l’éventail à la sortie de la buse, ce qui permet de couvrir une plus large surface.  À noter que certains produits peuvent demander un débit plus ou moins élevé pour obtenir un bon résultat.  Comme n’importe quoi, il faut faire des essais sur des retailles avant de commencer.  En fonction du produit utilisé, la buse et la viscosité jouent un rôle important.  Un produit à haut viscosité, comme de la peinture au latex, est plus épais et demande une buse plus large, à défaut de quoi il faudra diluer le produit selon les instructions du fabricant du produit.  Un produit moins visqueux comme une gomme-laque demandera une buse plus petite, sans quoi la quantité de produit expulsée sera trop grande.  On risque alors une accumulation dans les coins intérieurs.

Avec le Earlex, on obtient de base une buse et un pointeau, ou aiguille, de 2,0mm.  Il existe aussi des buses de 1,0 et 1,5mm disponibles séparément.  Également inclus avec l’appareil, on retrouve un godet-mesure pour la viscosité très simple à utilise.  On plonge le godet dans le fini, on le ressort, on laisse s’écouler le fini par l’ouverture à la base et on chronomètre le temps requis pour que le godet soit vidé.  Plus le temps est élevé, plus le produit est visqueux ou épais.  Il faudra donc utiliser une buse plus grande ou diluer le produit.  Si le temps est court, on utilise une buse plus petite.

Comme n’importe quel outil, il importe de prendre des mesures de précaution afin de protéger adéquatement notre santé.  Personnellement, j’utilise des protecteurs auditifs, des lunettes de sécurité et un masque à cartouche de filtration.  Voici pourquoi :

  • Les lunettes : le faible brouillard peut irriter les yeux au contact ou le produit peut dégager une sorte de poussière à la sortie du pistolet.  On doit donc se protéger les yeux.  Si vous décidez d’utiliser des produits à base de solvant, car vous travaillez à l’extérieur, le risque de brûlure chimique est présent, alors la protection est de rigueur.
  • Les protecteurs auditifs : l’appareil fait pratiquement autant de bruit qu’un aspirateur moyen. Comme on doit quand même avoir l’appareil relativement près de nous, ça peut devenir agaçant à la longue.  Les protecteurs permettent donc de diminuer l’exposition au bruit et aident à la concentration.
  • Le masque : Bien que j’utilise des produits non-toxiques à base d’eau, il demeure toujours le faible brouillard ou la fine poussière que je ne tiens pas du tout à inhaler durant le travail. C’est donc une protection de plus.

Comme je le disais, il s’agit ici d’une introduction à la finition avec un HVLP.  C’est un sujet très vaste et pour lequel certaines écoles d’ébénisterie privée offrent même des cours spécifiques.  Mais n’ayez crainte, ça s’apprivoise très bien avec un peu de pratique et de patience.  J’ai appris par moi-même, et je connais beaucoup de gens qui ont fait de même.  Il suffit de se donner la peine de l’essayer pour l’adopter!  Sur ce, bonne finition et à la prochaine.

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